Les Chroniques de Séréna



Le jour où j’ai décidé de devenir ma meilleure amie et où je suis devenue super moi!

épisode 1

Un jour où j’étais au fond du gouffre, telle Bridget Jones en train de se goinfrer de glace devant une série débile, j’ai eu un sursaut, une idée, une étincelle qui s’est allumée en moi: et si j’arrêtais d’aggraver mon cas, en prenant en plus 42 kg? Et si je me levais pour arrêter de subir l’existence? J’ai le sentiment que je ne mérite pas grand chose, que je ne suis finalement qu’une petite chose fragile, que les autres sont évidemment bien plus doués que moi pour décider et faire les bons choix. Je discute longuement avec moi-même, et là, le diagnostic tombe.

- C’est grave docteur?

- Ah oui, là, c’est vraiment très grave: vous souffrez d’un manque profond d’estime de vous-même et d’une absence de confiance en vous.

Là, le monde commence à s’écrouler, je vais m’enfoncer dans les abysses, tomber jusqu’au centre de la terre et je ne pourrais jamais remonter. Parce que, oui, vraiment, c’est la fin!

Après cet entretien bref mais efficace, j’ai un sursaut, je décide de tenter l’aventure. Je n’ai plus grand chose à perdre! Je mène mon enquête.

Qu’est-ce que l’estime et la confiance?

L’estime de soi, c’est ce qui correspond à la valeur que l’on se donne, et à la façon dont notre vie est en accord avec nos valeurs. « En réalité, l’estime de soi repose sur trois « ingrédients »: la confiance en soi, la vision de soi, l’amour de soi. Le bon dosage entre ces trois ingrédients est indispensable à l’obtention d’une estime de soi harmonieuse. » (Christophe André, L’Estime de soi)

La confiance en soi correspond à nos capacités: qu’est-ce que je suis capable de faire? Cela suppose d’oser, de persévérer, d’accepter échecs et réussites.

La vision de soi c’est une évaluation de soi-même, de ses qualités et de ses défauts. Il est important alors de se connaître, mais, ce qui compte, ce qui a de l’importance ici, c’est ce que l’on croit. Laurent Gounelle explique bien ce phénomène: « quand on croit quelque chose sur soi, que ce soit positif ou négatif, on se comporte d’une manière qui reflète cette chose. On la démontre aux autres en permanence, et même si c’était à l’origine une création de l’esprit, cela devient la réalité pour les autres, puis pour soi. » ( L’Homme qui voulait être heureux). Ce regard sur soi, ces croyances, sont aussi alimentés par ce que les autres disent de nous, par les étiquettes que l’on nous colle dans notre enfance et même à l’âge adulte.

Enfin, l’amour de soi est le plus important et « s’aimer ne souffre aucune condition ». Cet amour de soi nous est d’abord donné par nos parents. Ce sont eux qui nous offrent la conviction d’être des belles personnes, des personnes de valeurs, malgré nos erreurs, nos bêtises, nos échecs. Et s’aimer soi-même, pour beaucoup, ce n’est pas si évident. Oui oui, c’est bien ce que je dis, vous aimer, même avec un nez tordu ou des grosses fesses. Même si votre sens de l’humour est proche de celui d’une huitre, ou que vous déplorez de ne pas avoir le QI d’Einstein. ça commence par là, s’aimer sans condition. On ne peut pas tricher et dire qu’on s’aimera plus tard, quand on sera grand, quand on aura fait le tour du monde ou quand on aura enfin la répartie qui cloue le bec à ce collègue arrogant. Non, devenir son, ou sa meilleure amie, c’est maintenant, avec douceur, avec gentillesse, avec patience. C’est être tolérant avec soi, se comprendre, se parler, être en lien, en communication avec soi m'aime.


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